Opération Gareautrain

Un partenariat public et la sécurité ferroviaire

Introduction

Au Canada chaque année, il se produit des centaines de collisions entre trains et véhicules motorisés aux passages à niveau, entraînant des décès et des blessures graves.

En plus de ces collisions aux passages à niveau, plusieurs autres incidents dus à l’intrusion entraînent également nombre de décès et de blessures graves.

Plusieurs des personnes blessées deviennent handicapées de façon permanente. Les dommages à la propriété résultants de ces collisions sont considérables. Sans exagération, on peut affirmer que les coûts directs et indirects résultants de ces collisions se chiffrent à plusieurs millions de dollars par année.

Ces collisions constituent un défi de taille pour l’industrie ferroviaire. Et le plus tragique dans tout ça, c’est que la majorité de ces incidents auraient pu être évités.

En fait, les collisions avec les trains comptent parmi les dangers les plus faciles à prévoir en matière de transport. Les trains et les véhicules motorisés ont un point commun : ils parcourent des centaines de milliers de kilomètres, sur des réseaux ferroviaires ou routiers. De même, les avions franchissent des millions de kilomètres d’espace aérien. Cependant, les passages à niveau ont un emplacement précis, soit l’intersection de la voie ferrée et de la route, et c’est là qu’une collision impliquant un train et un véhicule motorisé est plus susceptible de se produire.

Selon le relevé des accidents et incidents ferroviaires du Bureau de la sécurité des transports au Canada pour l’an 2000, 64 pour cent des collisions signalées sont survenues à des passages à niveau publics munis de systèmes d’avertissement automatisés, lumineux et sonores et dans 33 pour cent des cas, c’était le véhicule motorisé qui avait heurté latéralement le train.

Les enquêtes démontrent que, dans la plupart des cas, les conducteurs sont responsables de ces collisions. Ils ne tiennent compte ni des avertissements sonores des trains qui approchent, ni des signaux lumineux et sonores des passages à niveau. Parfois même, ils poussent l’audace jusqu’à contourner les barrières abaissées.

L’intrusion sur le domaine ferroviaire constitue également un très grand risque pour l’intrus, pour l’entreprise de chemin de fer et pour leur communauté. Des études ont révélé que les incidents se produisent lorsque les gens prennent des raccourcis en marchant sur les rails ou en les traversant, ou encore lorsqu’ils se couchent ou s’assoient sur elles. Des incidents résultent également lorsque les conducteurs de véhicules récréatifs, les skieurs de randonnée et les chasseurs utilisent la propriété des entreprises de chemins de fer à des fins récréatives.

Avec les résultats de tels sondages, on peut conclure qu’il y a, en dépit de barrières et d’autres dispositifs d’avertissement automatique, de passages piétonniers et d’une application plus sévère des lois régissant l’accès aux propriétés privées, une lacune dans la connaissance des dangers que présentent les chemins de fer. Cet écart en matière de communication représente une partie du problème et de le combler est certainement une partie de la solution. C’est précisément pour sensibiliser le public et c’est pour résoudre ce problème qu’Opération Gareautrain a été créée en 1981.

En éduquant les Canadiens sur les dangers entourant la propriété des entreprises de chemin de fer et en sensibilisant le public à être plus vigilant, le nombre de collisions et d’incidents a diminué de façon considérable.